Enquêteur

Cinq questions pour cinq réponses: Gilles Zürcher

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Votre travail en trois mots?
Internet, enquêtes, pédopornographie

Je travaille comme enquêteur pour le Service national de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI). Mes principales missions sont de mener des enquêtes sous couverture dans le cadre de la lutte contre les pédocriminels sévissant sur Internet ainsi que la surveillance des échanges de fichiers pédopornographiques sur les réseaux Peer-to-Peer.

Qu'apporte votre travail à la Suisse?

Grâce au développement d'Internet, les pédocriminels peuvent beaucoup plus facilement entrer en contact avec des mineurs ou s'échanger des fichiers pédopornographiques entre eux. Le fait d'identifier ces pédocriminels et de les dénoncer aux autorités de poursuites compétentes afin qu'ils soient traduits devant la justice permet non seulement de leur rappeler qu'Internet n'est pas une zone de non-droit, mais que derrière chaque enfant avec qui ils chatent ou avec chaque personne avec qui ils échangent des fichiers pédopornographiques peut se cacher un enquêteur du SCOCI.

Je pense que le meilleur moyen d'apporter quelque chose à mon pays est de travailler sans relâche avec professionnalisme pour faire en sorte qu'avec ma petite contribution, Internet soit un lieu plus sûr tout en restant ouvert et libre.

Quel est le plus grand préjugé à l'égard de votre office? Qu'en est-il en réalité?
Nous entendons souvent que les fonctionnaires travaillent peu et que c'est parce qu'ils ne peuvent pas travailler dans une entreprise privée qu'ils ont choisi la Confédération comme employeur. Comme tous les collaborateurs du SCOCI, je ne compte pas mes heures de travail, car je suis passionné par ce que je fais. Cela implique de travailler le soir et le week-end, de résister à la pression, au stress et à la dureté des images et des films auxquels beaucoup d'entre nous sont confrontés quotidiennement.

Qu'est-ce qui vous rend indispensable pour votre office?
Je pense que personne n'est indispensable ou irremplaçable d'autant plus qu'il n'existe aucune formation spécifique à ce travail de cyberenquêteur. Étant passionné par ce que je fais, je prends ma mission très à cœur, je travaille avec une motivation immense et une détermination de tous les instants.

Pour quel autre office vous verriez-vous travailler et pourquoi?

Je me plais énormément au DFJP et je n'envisage pas pour le moment de changer de place de travail. Si je devais toutefois quitter mon poste, j'essaierai probablement de trouver une place de travail au DDPS. Il faut dire qu'il a des possibilités très intéressantes dans chaque département de l'administration fédérale.

 

Service de coordination de la lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI)

Dernière modification 19.04.2016

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