Programme manager

Nous faisons connaissance avec Madame Irenka Krone-Germann, programme manager au Secrétariat d'Etat à l’économie (SECO). Madame Krone-Germann est en route pour les locaux de l’OMC, pour participer à une séance.

Elle nous explique qu’elle n’avait pas d’idée préconçue concernant sa future profession. Elle désirait utiliser ses connaissances linguistiques dans le cadre d’une activité touchant à l’économie du développement, domaine qui l’avait fascinée pendant ses études.

Madame Krone-Germann est titulaire d’une licence en économie et d’un master en relations internatio-nales. Elle a travaillée en tant que journaliste, puis comme déléguée suisse à l’OMC. Dans le cadre de cette activité, elle a participé à des négociations bilatérales et multilatérales, notamment dans le groupe Concurrence et commerce, ainsi qu’à l’OCDE à Paris. Elle a également pris part à des négociations bilatérales relatives à l’accession à l’OMC de pays en voie de transition.

Nous avons ensuite l’occasion d’avoir un aperçu de la séance de l’OMC à laquelle participe Madame Krone-Germann.

Madame Krone-Germann nous dit que ces activités de négociations exigent une certaine patience. Actuellement, elle participe à des projets de développement avec le Centre du commerce international (CCI), un domaine où les résultats se font moins attendre.

Nous la voyons ensuite en train de discuter avec Simone Cipriani du CCI, avec lequel le SECO collabore dans le cadre d’un projet très intéressant au Ghana. Il s’agit de promouvoir le secteur informel de femmes productrices de textiles qui vendent leurs produits à des designers européens et d’apprendre à ces femmes à travailler dans un domaine plus formel.

Nous nous trouvons ensuite dans les locaux du SECO à Berne, où nous faisons connaissance avec Madame Anne de Chambrier, la partenaire de jobsharing de Madame Krone-Germann. Madame de Chambrier et Madame Krone-Germann nous expliquent que le job sharing consiste à partager un poste entre deux personnes. Contrairement au temps partiel classique et au job splitting, il ne s’agit pas de créer deux cahiers des charges séparés, mais bien de confier à deux personnes les mêmes tâches et les mêmes responsabilités. Les deux personnes doivent donc constamment échanger pour effectuer leur travail et prendre des décisions.

Nous accompagnons les deux collaboratrices à leur séance de secteur. Madame de Chambrier fait un rapport concernant sa mission au Kirghizstan et Tadjikistan, où elle a notamment visité une usine de textiles et rencontré des personnes de divers ministères.

Nous retrouvons Madame Krone-Germann et Madame de Chambrier dans leur bureau commun, où elles poursuivent leurs réflexions sur le job sharing. Elles expliquent que si le job sharing donne un peu plus de travail, pour des raisons de coordination et de communication, il permet non seulement d’avoir des activités passionnantes, mais aussi de partager les soucis éventuels. C’est un réel avantage.

Madame Krone-Germann souligne que la Confédération est un des seuls employeurs à réellement proposer des possibilités de job sharing et à prendre ainsi au sérieux l’aspiration des collaborateurs et collaboratrices à concilier travail passionnant et vie privée.

Dernière modification 11.05.2016

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